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À propos de l'histoire: Le garçon qui criait au loup est un Fable de italy situé dans le Medieval. Ce conte Simple explore des thèmes de Wisdom et convient pour All Ages. Il offre Moral aperçus. Un récit cautionnaire sur l'honnêteté et le prix de la tromperie.
Il était une fois, dans un petit village niché au pied des montagnes, vivait un jeune garçon nommé Pierre. Pierre était un garçon énergique et curieux, toujours désireux d'explorer et d’inventer des histoires pour s’amuser lui-même et divertir les villageois. Son père, un berger travailleur, lui avait confié la responsabilité importante de veiller sur leur troupe de moutons. Chaque jour, Pierre conduisait les moutons vers les verts pâturages juste au-delà du village et gardait un œil pour s’assurer qu’aucun mal ne leur arrivait.
Au début, Pierre prenait ses devoirs au sérieux. Il s’asseyait au sommet d’une petite colline qui surplombait le pâturage, les yeux constamment fixés à l’horizon à la recherche de signes de danger. Les moutons paissaient paisiblement, inconscients des regards vigilants du jeune garçon. Mais au fil des jours, Pierre commença à s’ennuyer. Regarder des moutons toute la journée n’était pas du tout aussi excitant qu’il l’avait imaginé. Il n’y avait ni excitation, ni aventure, et certainement aucun danger.
Plus Pierre restait assis dans le calme du champ, plus son esprit vagabondait. Il commença à penser combien ce serait excitant si quelque chose de dramatique se produisait—quelque chose qui attirerait l’attention de tout le village. C’est alors qu’une idée lui vint. Et si elle prétendait qu’il y avait danger ? Et s’il appelait à l’aide, affirmant qu’un loup attaquait les moutons ? Cela apporterait sûrement un peu d’excitation à sa journée autrement ennuyeuse.
Et ainsi, Pierre se leva sur la colline, forma une coupe avec ses mains autour de sa bouche et cria : « Loup ! Loup ! Il y a un loup qui attaque les moutons ! »
Les villageois, entendant les cris frénétiques de Pierre, lâchèrent tout ce qu’ils faisaient et coururent vers le pâturage. Agriculteurs, boulangers, forgerons et même les anciens du village arrivèrent en courant, armés de tout ce qu’ils pouvaient trouver—des bâtons, des fourches et même des casseroles. Ils étaient déterminés à sauver Pierre et ses moutons du féroce prédateur.
Mais lorsqu’ils arrivèrent au pâturage, il n’y avait aucun loup. Les moutons paissaient paisiblement, et Pierre était assis sur la colline, riant. « Je vous ai tous trompés ! » s’écria Pierre joyeusement. « Il n’y avait pas de loup. Je voulais juste voir si vous viendriez. »
Les villageois ne furent pas amusés. Certains réprimandèrent Pierre pour avoir semé la panique, tandis que d’autres secouèrent simplement la tête et retournèrent au village, marmonnant combien le garçon avait été stupide. Cependant, Pierre était content de lui-même. Il avait brisé la monotonie de la journée et réussi à attirer l’attention de tout le village.
Mais ce n’était pas la fin de l’histoire.
Quelques jours plus tard, Pierre se retrouva de nouveau à s’ennuyer en regardant les moutons paître dans la prairie. L’excitation de la dernière farce s’était estompée, et maintenant le calme et la tranquillité du pâturage semblaient encore plus insupportables. Il commença à penser combien il avait été amusant de voir les villageois courir, leurs visages remplis d’inquiétude, pour ensuite se tourner vers la frustration lorsqu’ils réalisèrent qu’il n’y avait pas de loup.
« Je le referai, » pensa Pierre. « Cette fois, ce sera encore plus drôle. »
Et ainsi, une fois de plus, Pierre grimpa au sommet de la colline et cria de toutes ses forces : « Loup ! Loup ! Il y a un loup qui attaque les moutons ! »
Les villageois, bien que toujours méfiants après la dernière fois, étaient des gens au grand cœur. Ils ne pouvaient ignorer un appel à l’aide, surtout lorsqu’il s’agissait de protéger le troupeau du village. Ils laissèrent donc tomber leurs outils et coururent de nouveau vers le pâturage. Cette fois, ils étaient moins pressés mais tout de même déterminés à protéger les moutons de la menace du loup.
Mais, tout comme la première fois, il n’y avait pas de loup. Les moutons paissaient paisiblement, et Pierre roulait sur l’herbe, riant de la vue des villageois se précipitant à son aide.
« Je vous ai encore trompés ! » s’écria Pierre. « Vous auriez dû voir l’expression sur vos visages ! »
Les villageois étaient encore plus frustrés qu’avant. Certains crièrent après Pierre, lui disant que ses farces n’étaient pas drôles et qu’il devait prendre ses devoirs de berger au sérieux. D’autres se retournèrent simplement et retournèrent au village sans un mot, sachant que le garçon devrait finir par apprendre sa leçon. Mais Pierre ne se préoccupait pas de leur colère. Il avait une fois de plus apporté de l’excitation à sa journée, et c’était tout ce qui comptait pour lui.
Pendant un certain temps, Pierre s’abstint de crier « loup » à nouveau. Les villageois s’étaient lassés de ses pitreries, et il pouvait sentir qu’ils étaient moins susceptibles de le croire s’il appelait à l’aide encore une fois. Mais au fil des jours, l’ennui de regarder les moutons s’installa de nouveau sur Pierre comme une lourde couverture. Il voulait ressentir le frisson de voir les villageois se précipiter à son aide, entendre le son de leurs pas précipités et voir l’inquiétude dans leurs yeux.
« Je ne le ferai que une fois de plus, » pensa Pierre. « Encore une fois, et puis j’arrête. »
Et ainsi, pour la troisième fois, Pierre grimpa au sommet de la colline et cria de toutes ses forces : « Loup ! Loup ! Il y a un loup qui attaque les moutons ! »
Cette fois, cependant, les villageois ne vinrent pas en courant. Ils s’étaient fatigués des mensonges de Pierre et avaient décidé de ne plus se laisser tromper. Ils continuèrent leur travail, supposant que Pierre faisait encore une plaisanterie.
Mais Pierre continua de crier, de plus en plus fort et désespérément. « Loup ! Loup ! S’il vous plaît, aidez-moi ! Le loup attaque les moutons ! »
Pourtant, les villageois ne vinrent pas. Ils avaient appris leur leçon. Mais cette fois, quelque chose était différent. Cette fois, il y avait vraiment un loup.
Un grand loup féroce s’était faufilé des montagnes jusqu’au pâturage, les yeux fixés sur la troupe de moutons. Le loup, affamé et déterminé, observait les moutons depuis des jours, attendant le bon moment pour frapper. Et maintenant, sans villageois en vue et les cris de Pierre tombant dans l’oreille d’un sourd, le loup attaqua.
Pierre regarda avec horreur le loup bondir vers les moutons, ses dents acérées brillantes au soleil. Il cria et agitait les bras, essayant de faire fuir le loup, mais c’était inutile. Le loup était trop puissant, et Pierre était trop petit et seul pour défendre le troupeau.
Désespéré, Pierre courut vers le village, criant à tue-tête : « Loup ! Loup ! S’il vous plaît, aidez-moi ! Le loup attaque les moutons ! »
Mais lorsqu’il arriva au village, essoufflé et paniqué, les villageois secouèrent simplement la tête. « Nous ne nous laisserons plus tromper, » dit l’un des anciens. « Nous avons appris notre leçon. Il n’y a pas de loup. »
« Mais c’est vrai cette fois ! » s’écria Pierre, la voix tremblante de peur. « Il y a vraiment un loup, et il attaque les moutons ! »
Cependant, les villageois ne le crurent pas. Ils avaient été trompés trop de fois auparavant et n’étaient pas prêts à se laisser tromper de nouveau. Pierre, réalisant qu’aucune aide n’arrivait, se retourna et courut de nouveau vers le pâturage, espérant sauver ce qui restait du troupeau.
Lorsqu’il retourna au pâturage, il trouva la scène encore pire qu’il ne l’avait craint. Le loup avait dispersé le troupeau et plusieurs moutons avaient été tués. Les quelques restants se blottissaient ensemble, tremblant de peur. Pierre tomba à genoux, submergé par la culpabilité et la tristesse. Il en était responsable. Ses mensonges avaient conduit à la destruction du troupeau qu’il avait été chargé de protéger.
Il resta assis dans le champ pendant longtemps, le cœur lourd de regret. Les villageois lui avaient confié la garde des moutons, et il avait trahi cette confiance en faisant des farces et en criant au loup quand il n’y avait aucun danger. Maintenant, quand il avait le plus besoin de leur aide, ils ne vinrent pas, et tout en était la faute.
Alors que le soleil commençait à se coucher derrière les montagnes, jetant une longue ombre sur la vallée, Pierre rassembla les moutons restants et les conduisit de retour au village. Son père l’attendait au bord du pâturage, le visage marqué par l’inquiétude. Lorsqu’il vit l’expression sur le visage de Pierre et l’état du troupeau, il comprit ce qui s’était passé.
« Tu as encore crié au loup, n’est-ce pas ? » demanda son père calmement.
Pierre acquiesça, incapable de regarder son père dans les yeux. « Je suis désolé, » murmura-t-il. « Je n’y ai pas pensé… Je ne pensais pas que ça arriverait vraiment. »
Son père soupira, posant une main sur l’épaule de Pierre. « Les villageois te faisaient confiance, Pierre. Ils te croyaient lorsque tu appelais à l’aide. Mais tu as brisé cette confiance en mentant. Maintenant, quand tu en avais le plus besoin, ils ne t’ont pas cru. »
« Je sais, » dit Pierre, la voix chargée de larmes. « Je ne crierai plus jamais au loup. Je le promets. »
Le lendemain, Pierre alla voir chaque villageois pour s’excuser de son comportement. Il admit que ses farces avaient été stupides et irresponsables, et il promit de ne plus jamais mentir. Les villageois, bien que toujours méfiants, acceptèrent ses excuses, sachant que Pierre avait tiré une leçon précieuse.
À partir de ce jour, Pierre prit ses devoirs de berger au sérieux. Il veillait sur le troupeau avec soin, gardant toujours un œil vigilant pour tout signe de danger. Et bien que l’ennui de regarder les moutons resurgît parfois dans son esprit, il ne cria plus jamais au loup sans qu’il y en ait réellement un. Il avait appris que la confiance, une fois brisée, n’est pas facilement réparée, et que les conséquences des mensonges peuvent être bien plus graves qu’il ne l’avait jamais imaginé.
Des années plus tard, l’histoire de Pierre et du loup devint un conte bien connu dans le village, transmis de génération en génération comme une leçon d’honnêteté et de responsabilité. Les parents racontaient à leurs enfants l’histoire du garçon qui criait au loup, les avertissant que les mensonges, même s’ils semblent inoffensifs, peuvent avoir des conséquences graves.
Pierre, devenu un homme adulte, avait acquis le respect des villageois. Il était connu non seulement pour son travail acharné en tant que berger, mais aussi pour la sagesse qu’il avait acquise de ses erreurs. Il n’oublia jamais la leçon qu’il avait apprise ce jour-là dans le pâturage et veilla à l’enseigner aux autres, espérant qu’ils tireraient profit de son expérience et ne commettraient jamais la même erreur.
Au fil des années, le village prospéra, et le troupeau de moutons devint plus grand et plus sain que jamais. Pierre continua de veiller sur eux, toujours conscient de la confiance qui lui avait été accordée. Il savait que la confiance était une chose précieuse, facilement brisable mais difficile à regagner. Ainsi, il vécut sa vie avec honnêteté et intégrité, sachant que la vérité était toujours plus précieuse que n’importe quel mensonge.
L’histoire du « Garçon qui criait au loup » reste une leçon intemporelle sur l’importance de l’honnêteté et les conséquences de la tromperie. Elle nous rappelle que, bien qu’il puisse être tentant de chercher de l’attention ou de l’excitation à travers des mensonges, ces mensonges peuvent nous nuire de façons que nous n’avions jamais imaginées. La confiance est une chose fragile, et une fois brisée, elle peut être difficile, voire impossible, à réparer.
L’histoire de Pierre nous rappelle que nous devons toujours dire la vérité, même lorsque celle-ci peut sembler ennuyeuse ou sans importance. Car, en fin de compte, c’est la vérité qui nous protège, et les mensonges qui nous mènent au danger.