Temps de lecture: 5 min

À propos de l'histoire: Le Conte d'Anubis et de la Pesée du Cœur est un Myth de egypt situé dans le Ancient. Ce conte Descriptive explore des thèmes de Redemption et convient pour All Ages. Il offre Cultural aperçus. Un voyage à travers la vérité, les épreuves et le jugement divin dans l'Égypte ancienne.
Dans le vaste désert de l’Égypte ancienne, où les sables murmuraient les secrets des dieux et les eaux du Nil pulsaient comme les veines d’un être vivant, se dressait un grand temple dédié à Anubis, le dieu à tête de chacal de l’au-delà. Il était le gardien silencieux des morts, supervisant leur voyage vers l’éternité. Mais au-delà des prières solennelles et des sacrifices se cachait une histoire de mystère, une histoire de jugement et une histoire de rédemption.
L’histoire commence dans la ville de Thèbes au sommet du règne du pharaon Amenemhat. Thèbes était une ville de splendeur, ses flèches dorées brillant sous le soleil brûlant, et ses rues animées par les marchands, les prêtres et les paysans. Au milieu de cette grandeur, un humble scribe nommé Ménès cachait un secret qui pourrait changer son destin dans l’au-delà.
Ménès n’était pas un simple scribe ; il était le gardien d’un texte interdit, « Le Rouleau de Maât », qui parlait des mystères de l’au-delà et du chemin vers l’immortalité. Transmis de génération en génération au sein de sa famille, le rouleau avertissait que toute âme chargée de mensonges, de tromperie ou de trahison ferait face au jugement d’Anubis et à la cérémonie de la Pesée du Cœur — un rituel où le cœur était mesuré par rapport à la Plume de Maât, symbolisant la vérité et la justice. Une nuit de pleine lune, les rêves de Ménès devinrent sombres. Il se vit debout devant Anubis, son cœur tremblant alors qu’il reposait sur les balances du jugement. Les yeux dorés et perçants du dieu semblaient brûler son âme. « Tu ne peux échapper à la vérité, mortel », résona la voix profonde d’Anubis. Réveillé en sursaut, Ménès décida de se rendre au temple d’Anubis pour demander pardon pour ses péchés et obtenir des conseils pour son âme troublée. Le voyage vers le temple fut périlleux. Ménès traversa le Nil en bateau, passant des villages ornés de statues de dieux, des marais de papyrus et des crocodiles rôdant sous la surface. Le poids de son secret devenait de plus en plus lourd chaque jour. En chemin, il rencontra une prêtresse sage nommée Néferou, qui portait un amulette en forme de l’Œil d’Horus. Néferou accompagna Ménès dans son pèlerinage, ressentant son fardeau. Elle parla de la miséricorde des dieux et des épreuves qui attendent chaque âme. « La Pesée du Cœur n’est pas seulement un jugement, » expliqua-t-elle. « C’est le reflet de la vie de chacun. L’affronter avec courage, c’est se confronter à soi-même. » Après des semaines de voyage, Ménès et Néferou atteignirent le temple d’Anubis, une structure magnifique taillée dans les falaises. Des torches bordaient le chemin menant à la grande entrée, où des statues à tête de chacal se dressaient comme des sentinelles silencieuses. À l’intérieur, l’air était épais du parfum de l’encens, et les prêtres chantaient des hymnes à Anubis. Ménès s’agenouilla devant l’autel, tremblant alors qu’il priait pour l’absolution. Une voix résonna dans la chambre, profonde et résonnante. « Pourquoi cherches-tu le dieu du jugement, mortel ? » Ménès se retourna pour voir une silhouette enveloppée d’ombres. C’était Anubis lui-même, sa tête de chacal brillant sous la lumière des torches. « Je cherche le pardon, » murmura Ménès. « J’ai porté la tromperie dans mon cœur et je crains les balances du jugement. » Anubis s’avança, son bâton doré frappant le sol de pierre. « Le pardon se mérite, il n’est pas donné. Tu feras face à la Pesée du Cœur, et ce n’est qu’alors que ton destin sera décidé. » Cette nuit-là, Ménès entra dans un état de transe. Il se retrouva dans Duat, le royaume souterrain égyptien, un domaine d’épreuves périlleuses. Guidé par Anubis, Ménès affronta des serpents, des rivières enflammées et des créatures ombrageuses représentant ses peurs et ses regrets intérieurs. À chaque épreuve, Néferou apparaissait, offrant des conseils et lui rappelant les enseignements de Maât : équilibre, vérité et justice. « Tu dois libérer tes fardeaux, » l’encouragea-t-elle. « Ce n’est qu’alors que tu pourras t’approcher des balances sans peur. » Enfin, Ménès atteignit la Salle du Jugement, une vaste chambre remplie de colonnes gravées de hiéroglyphes. Au centre se tenaient les balances de Maât. D’un côté reposait la Plume de Maât, irradiant une lumière divine ; de l’autre, le cœur de Ménès, palpitant des souvenirs de sa vie. Les dieux se rassemblèrent — Osiris, Isis, Horus et d’autres — observant silencieusement Anubis peser le cœur. Ménès ferma les yeux, revivant des moments de gentillesse, d’amour et de tristesse, ainsi que ses péchés. Alors que les balances penchaient, la chambre devint silencieuse. Anubis fixa Ménès, son expression impénétrable. « Tu as affronté ta vérité, » dit le dieu. « La Plume de Maât accepte ton cœur. » Ménès sentit une vague de soulagement. Il n’était pas condamné à l’oubli mais accordé le passage vers le Champ des Roseaux, le paradis éternel. À son réveil, Ménès se retrouva de nouveau dans le temple, le cœur allégé. Il remercia Néferou, qui révéla sa véritable forme de messagère des dieux. Elle disparut, laissant derrière elle l’amulette de l’Œil d’Horus. Ménès retourna à Thèbes, consacrant sa vie à enseigner les principes de Maât. Le Rouleau de Maât, autrefois source de peur, devint un guide pour ceux cherchant la vérité et l’équilibre. L’histoire de Ménès se répandit à travers l’Égypte, inspirant des générations à vivre justement. {{{_04}}} Ainsi, le récit d’Anubis et de la Pesée du Cœur devint un rappel intemporel du pouvoir de la vérité, du courage d’affronter ses peurs et de l’équilibre éternel maintenu par les dieux.La Malédiction du Scribe
Le Pèlerinage au Temple
Le Temple d’Anubis
Le Voyage à Travers Duat
La Salle du Jugement
Rédemption et Héritage